Nofy Chuk, jeune championne de jiu-jitsu brésilien à Madagascar

Nofy Chuk, championne de jiu-jitsu brésilien à Madagascar

Madacraft Culture lance aujourd’hui sa toute première interview.


Avec Portrait Crafter, nous ouvrons une série dédiée aux talents malgaches qui façonnent la culture contemporaine à travers le sport, l’art et la création.
Pour ce premier portrait, nous sommes allés à la rencontre de Nofy Chuk, figure montante du jiu-jitsu brésilien à Madagascar.

Nofy Chuk, jeune championne de jiu-jitsu brésilien à Madagascar

À seulement 16 ans, Nofy Chuk, ceinture bleue au sein du club Checkmat Madagascar, s’impose déjà comme l’une des figures montantes du jiu-jitsu brésilien malgache.
Triple championne de Madagascar et quadruple championne d’Afrique, elle incarne une nouvelle génération d’athlètes disciplinés, ambitieux et profondément engagés.

Des débuts précoces dans le jiu-jitsu brésilien

Nofy découvre le jiu-jitsu brésilien dès l’âge de 8 ans, en 2017. Initiée par ses parents, elle entre très tôt dans un univers exigeant qui façonnera autant son mental que son rapport à l’effort. Très vite, le sport devient un pilier central de sa vie.

Une discipline où chaque athlète exprime sa personnalité

Ce qui attire particulièrement Nofy dans le jiu-jitsu brésilien, c’est la liberté d’expression qu’offre cette discipline. Chaque combattant développe son propre jeu, son propre style, et révèle sa personnalité à travers les combats sur le tatami.

Trouver l’équilibre entre école et haut niveau

Parmi les plus grands défis de son parcours, Nofy évoque la difficulté de concilier les études et les entraînements intensifs. Sa plus grande réussite reste justement d’avoir trouvé cet équilibre, en apprenant à gérer son temps sans sacrifier ni sa scolarité ni sa progression sportive.

La pression comme moteur de progression

Si elle bénéficie du soutien de sa famille et de son coach, Nofy reconnaît que la pression la plus forte vient d’elle-même. Une exigence personnelle constante, qu’elle transforme en moteur pour continuer à progresser et repousser ses limites.

Objectifs sportifs et vision à long terme

À court terme, son objectif est clair : devenir championne du monde et enrichir encore son palmarès.
À plus long terme, Nofy souhaite contribuer activement au développement du jiu-jitsu brésilien à Madagascar, afin de transmettre et structurer cette discipline sur l’île.

Sources d’inspiration

Elle cite notamment Sarah Galvão, la Dream Team Atos, les sœurs Funez et Gabriel Pessanha, mais aussi toutes les personnes avec lesquelles elle s’entraîne quotidiennement, convaincue que l’émulation collective est essentielle à la progression.

Discipline, constance et humilité

En dehors du sport, Nofy consacre l’essentiel de son temps à l’entraînement. Son conseil aux débutants est simple mais fort : ne jamais abandonner et ne pas conditionner son estime de soi à une seule performance.

Une préparation rigoureuse

Pendant l’année scolaire, elle s’entraîne cinq jours sur sept après les cours, avec une discipline rigoureuse. Ses prochains défis incluent deux à trois compétitions internationales avant le Championnat du Monde prévu en novembre.

Voir l’interview complète en vidéo

Pour découvrir Nofy Chuk dans ses propres mots et ressentir son énergie sur le tatami, nous vous invitons à regarder l’interview vidéo complète.





Transcription intégrale de l’interview

Présentation

Donc, je m’appelle Nofy Chuk, ceinture bleue à Checkmat Madagascar.
Je suis trois fois championne de Madagascar et quatre fois championne d’Afrique.


Peux-tu nous parler de tes débuts dans le jiu-jitsu brésilien ?

J’ai commencé le jiu-jitsu brésilien à l’âge de 8 ans, en 2017.
Ce sont mes parents qui m’ont initiée à ce sport.


Qu’est-ce qui t’attire le plus dans cette discipline ?

Chaque individu a son propre jeu, a sa manière d’exprimer sa personnalité à travers ses combats.


Quels sont tes plus grands défis et tes plus grandes réussites jusqu’à présent ?

Un de mes plus grands défis, c’était de balancer entre l’école et les entraînements.
Et mes plus grandes réussites, c’est de réussir à balancer tout ça et de trouver le juste milieu.


Comment gères-tu la pression avant une compétition ?

J’ai le soutien de ma famille et de mon coach, mais c’est surtout moi qui m’inflige une pression constante.


Quels sont tes objectifs à court et à long terme dans le jiu-jitsu ?

Je travaille pour être championne du monde et pour compléter mon palmarès.
Et à long terme, ce serait développer le jiu-jitsu à Madagascar.


Y a-t-il des athlètes qui t’inspirent ?

Sarah Galvão, toute la Dream Team d’Atos.
Il y a les sœurs Funez, Gabriel Pessanha,
et toutes les personnes qui s’entraînent avec moi tous les jours.


Comment concilies-tu ta vie d’athlète avec tes autres activités ?

À part le jiu jitsu, je n’ai pas d’autres activités.


Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le jiu-jitsu brésilien ?

Ne pas abandonner.
Ne pas mettre son estime de soi sur une performance.


Comment te prépares-tu mentalement et physiquement avant une compétition ?

Pendant les jours d’école, je m’entraîne 5 jours sur 7 après les cours.


Quels sont tes prochains défis ?

Je vise deux ou trois compétitions internationales avant le Mondial en novembre.



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